Forestas Plan du SITE RAUZET INDEX GRANDMONT ST-SYLVESTREA toute citation du site ajouter l' ADRESSE COMPLETE DU SITE ET L'AUTEUR
On fabrique le charbon de bois pour un usage domestique. L’abbaye de Grandmont en commande pour la cuisine. Il est vendu par hottes. On l’utilise aussi pour la métallurgie, dans les petits ateliers de forgerons et de cloutiers de Grandmont ou dans les forges de Charente et celles qui sont proches de Rauzet : Combiers, Rougnac que dirigent le comte de La Rochebeaucourt ou les Forestas.
Le charbonnier construit sa meule autour d’une cheminée centrale large d’un pied. Puis il place le bois en forme de pyramide. Les vides sont remplis par des branchages, puis des mottes de gazon ou de mousse. Des fagots mis dans la cheminée s’enflamment avec l’apport de braises. Les mottes facilitent le tirage. Ensuite, lorsqu’elles sont en cendre, elles étouffent la carbonisation. La carbonisation du haut finie, le charbonnier pratique des ouvertures plus bas. Il les ferme progressivement lorsque la fumée devient claire. Par crainte d’incendie il surveille sa meule nuit et jour. La température varie entre 200° C et 1600 °. Deux jours plus tard, le charbon refroidi est recueilli avec des crocs. Le fourneau s’affaisse lentement.
INDEX CHARENTELimousin-Grandmont. Le charbonnier, le forgeron
Le bois est coupé en automne et en hiver. Il est mis en bûches d’environ 3 pieds (un peu moins d’un mètre). Les gros bois sont refendus. Quelques mois plus tard, lorsque le bois est ni trop vert, ni trop sec, le travail de fabrication du charbon commence. En Limousin la mesure était l’abal (12 pieds sur 9 ; 1 pied ou 30 cm). L’age des taillis, l’essence choisie, la température de combustion, le temps, le vent agissent sur le rendement en charbon.
B. HENRY, Des métiers et des hommes , Seuil, 1976, p.79-87. P. DANIOU, Les dépôts détritiques des confins de la Charente et du Périgord, thèse de doctorat, Bordeaux III, 1981, p. 278-279, coupe de la Grange de la Forêt. J. PIVETEAU, « Inventaire archéologique de la Charente gallo-romaine », Bulletin de la société archéologique et historique de la Charente, 1958-59, p. 95. G. DELAGE, « Cloutiers du Pays d’Horte », Bulletin de la société archéologique et historique de la Charente, 1984, p. 47. M. LARIGAUDERIE-BEIJEAUD, Recherche sur les prieurés grandmontains de Charente. Architecture et Histoire, 12e, 18e siècles. Mémoire de D.E.A, direction R. Favreau, Poitiers, 1994.
Le fer est accessible. A la Grange de la Forêt se trouvent un four et des laitiers d’anciennes forges. stipule qu’on les fait garder pour mettre en charbon afin de servir à l’usage des forges a fer pour quoy il faut qu’ils ayent afin de servir trante ans » (arch. dep. de la Charente, J 1154). La forge de Combiers est connue en 1650 (IMiec 110 R1, 1648-1793) ; les cloutiers apparaissent dans les archives connues vers 1671, comme la forge de Rougnac, son mouleur et son forgeron et le forgeron de Chez Bernard.
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